PHYSIQUEMENT :
Il grandit très vite. Il est de plus en plus adroit et son sens de l’équilibre se développe. Il se
dépense beaucoup et aime la compétition. Certains ont encore besoin de la sieste, ou au moins
d’un temps calme après le repas. Il dort environ 11 heures par nuit. Il aime les jeux actifs : jeux
de ballons, de raquettes, de cerceaux, le vélo... l’animateur doit parfois le freiner pour éviter les
excès et la fatigue.
INTELLECTUELLEMENT :
A cet âge, les enfants sont de plus en plus sociables et créatifs, ils ont des héros qu’ils imitent,
auxquels ils s’identifient. Ils sont très ordonnés et collectionneurs. Ils ont de plus en plus de
projets et aiment les mener à terme. Ils aiment modeler, peindre, jardiner, faire des élevages. Ils
aiment les jeux de construction. C’est le moment de leur proposer des livres, des bricolages, de
nouvelles techniques de travail manuel...
SEXUELLEMENT ET AFFECTIVEMENT :
De plus en plus de caractère. Parfois de l’agressivité. Indépendance. Les garçons sont très
émotifs. Il faut les sécuriser. L’animateur doit créer une ambiance affectivement douce mais sans
être trop démonstratif.
EN COLLECTIVITÉ :
Il aime les acticités physiques collectives. Il sait prendre des responsabilités dans le groupe et se
donner des règles qu’il respecte scrupuleusement. Il devient organisateur. Il aime peindre,
modeler, lire, chanter, danser, faire de le musique, du théâtre.
À cet âge, les enfants difficiles acceptent volontiers les responsabilités
qui les valorisent dans le groupe.
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06-La sexualité

BAFA, AROEVEN

Introduction
Quand et comment leur en parler
Les plus compétents pour parler de sexualité aux enfants c’est sans conteste, nous, les parents. Et il
est important de nous en convaincre. Même si nous n’avons pas hérité du meilleur mode d’emploi de la part des
générations précédentes, il s’agit bien là d’un vrai pan de notre mission d’éducation.
Pourquoi ? La sexualité se déploie aujourd’hui sur un fond sonore et visuel souvent brutal, voire
violent, qu’il est bon de contenir et même de prévenir. Mieux vaut, pour protéger nos enfants, délivrer les
messages selon une partition réglée minutieusement en famille, plutôt que les laisser chercher les réponses à
l’extérieur.
Comment s’y prendre ? Dire que c’est simple serait mentir. Cette éducation prend appui sur une
bonne connaissance de l’enfant et des enfants. Elle se déploie ensuite autour de réponses bien ajustées aux
questions des plus jeunes, puis se satisfait le plus souvent d’un silence respectueux lorsqu’ils grandissent... à
moins qu’une demande soudaine de leur part ne vienne le rompre. Il faut alors répondre. Nous l’aurons
compris : il s’agit d’un parcours tout en nuances, mais qui n’a pour seul aiguillon que l’équilibre de l’enfant. Un
enjeu de taille, donc !

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05-11-LES BONS MOTS AU BON MOMENTS

Comment aborder avec lui la question de la sexualité en ces temps de relative accalmie ? 

Après la tempête œdipienne, votre enfant est maintenant moins tourmenté par ses pulsions sexuelles.
Comment aborder avec lui la question de la sexualité en ces temps de relative accalmie ? Les conseils de
Michaël Larrar, pédopsychiatre.
ENTRE 6 ET 11 ANS, LES PSYS DISENT QU’UN ENFANT EST EN PÉRIODE DE LATENCE.
QU’EST-CE QUE CELA SIGNIFIE ?
Michaël Larrar : Cela veut dire qu’il a franchi une étape importante. Il a compris définitivement que
l’attirance physique pour le parent du sexe opposé lui était interdite. Et pour ne pas imploser sous l’effet des
pulsions sexuelles qui continuent malgré tout de l’agiter, il les réinvestit dans les apprentissages et l’intellect.
Pendant cette période de latence, le plaisir ne passe plus par le corps mais par des enjeux plus intellectuels : il
aime apprendre, jouer avec son esprit, trouver des solutions.
LA SEXUALITÉ DEVIENT-ELLE UN SUJET TABOU À CETTE ÉPOQUE ?
M.L : En tout cas, c’est un sujet qu’un enfant de cet âge n’a pas envie d’aborder. Il fait d’ailleurs tout
pour s’en protéger. Si, à la télévision par exemple, il est confronté à une scène de baiser ou de sexe, il s’arrange
pour aller chercher quelque chose dans sa chambre ou se met à ricaner ou hurle que c’est dégoûtant ! Ses
blagues un peu lourdes sur la question ou son étonnement surjoué montrent l’énergie qu’il déploie pour tenir la
sexualité et les excitations sexuelles à distance.
CE REJET DE LA SEXUALITÉ NE L’EMPÊCHE PAS D’ÊTRE PARFOIS AMOUREUX, NON ?
M.L : C’est vrai que l’école primaire est souvent le lieu d’amourettes. Mais ce n’est pas de sexualité
dont il s’agit. L’enfant vit son histoire d’amour sur un mode asexué. Au CE1 et CE2, c’est le sentiment qui est mis
en avant.
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D’ailleurs, à cet âge, ils adorent qu’on leur raconte des histoires d’amour, notamment celle des
parents puisqu’elle est à l’origine de leur venue au monde. Ils ont une vraie curiosité intellectuelle pour ce
sentiment, sur la manière dont il naît et parfois s’arrête. Les parents ne doivent pas hésiter à donner des allures
de conte au récit de leur rencontre et de leur amour, sans trop insister sur les zones d’ombre : l’enfant aura bien
le temps de découvrir la complexité de cette affaire !
CET ÂGE N’EST – IL PAS PROPICE AUX MESSAGES DE PRÉVENTION SUR LA SEXUALITÉ ?
M.L : C’est la fausse bonne idée... La période de latence est tout sauf le bon moment pour évoquer
des questions comme le préservatif, les images pornographiques, la pédophilie, etc. Cela reviendrait à souffler
sur les braises des pulsions sexuelles que l’enfant tente à tout prix de garder sous contrôle et de refouler. Ce
serait dérangeant pour lui. Réveiller ainsi sa curiosité sexuelle et la « chauffer », c’est aussi courir le risque qu’il se
détourne pour un temps des centres d’intérêts plus intellectuels : un enfant ne peut pas tout faire à la fois. Bien
sûr, il est tentant pour les parents de transmettre un maximum de messages à leur enfant avant qu’il ne leur
échappe au moment de l’adolescence. Mais si cela peut fonctionner pour le tabac et l’alcool – et encore ! -, cela
se révèle plus complexe en ce qui concerne la sexualité.
ALORS, IL NE FAUT PAS LUI APPRENDRE À SE PROTÉGER D’ÉVENTUELS DANGERS ?
M.L : Un certain nombre de choses ont déjà été dites pendant la période œdipienne et sont dans
l’immense majorité des cas bien acquises. Un enfant de 6,8 ou 10 ans sait fort bien qu’il ne doit pas laisser un
adulte toucher son sexe, qu’il peut dire non si quelqu’un cherche à lui imposer des câlins ou d’autres gestes qui
ne lui plaisent pas. Concernant les préservatifs, la contraception, ce sont des sujets qu’il sera largement temps
d’aborder en début d’adolescence.
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ET POUR LES IMAGES PORNOGRAPHIQUES ?
M.L : Que se passe-t-il quand un enfant tombe sur des images pornographiques sur Internet ? Son
imaginaire est cassé. Alors qu’il se représentait l’acte d’amour – les psys disent la « scène primitive » - à sa
manière, il va découvrir un peu trop tôt comment cela se passe dans la réalité, comment l’homme met son sexe
dans celui de la femme. C’est dommage pour lui, mais pas dramatique. D’ailleurs, la plupart du temps cet
événement le secoue sur le moment, mais il le digère assez facilement. Si les images le traumatisent vraiment, il
est probable qu’il viendra en parler à ses parents. A ce moment-là, ceux-ci pourront le rassurer, lui expliquer que
ce qu’il a vu ne correspond pas à la réalité de tous les jours.
AUTREMENT DIT, ON ATTEND SES QUESTIONS ?
M.L : En matière de sexualité, c’est préférable : mieux vaut respecter son rythme et ses demandes. Il
faut faire confiance au psychisme de l’enfant qui sait se protéger en ne posant que les questions dont il peut
supporter les réponses ! Bien sûr, pour que des questions puissent survenir, cela suppose qu’il existe une bonne
qualité de dialogue au sein de la famille, que les parents prennent le temps d’écouter leur enfant, de tenir
compte de ses interrogations, d’y répondre.
Si cette qualité relationnelle n’existe pas, c’est le moment où jamais de la construire et de la faire fructifier. Elle
sera précieuse au moment de l’adolescence : si le jeune rencontre des problèmes, notamment en matière de
sexualité, il sera alors plus enclin à se confier et demander de l’aide.
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