PHYSIQUEMENT :
Il grandit moins vite qu’entre 6 et 8 ans. Il aime les activités physiques. Les garçons sont plus forts
que les filles. Il a une prédilection pour la vitesse, toutes les activités corporelles, mais il n’a pas
encore beaucoup d’endurance. Il récupère très vite. Il dort au moins neuf heures par nuit. Il a
besoin d’espace et de jeux de pleine nature.
INTELLECTUELLEMENT :
Esprit de plus en plus critique, curiosité, proche de la nature, des animaux. Continue à
s’identifier à des héros.
Il parle moins facilement, est moins créatif, mais il aime toujours l’ordre, les collections. Il aime
lire. Joue au théâtre, fait des jeux dans la nature.
SEXUELLEMENT ET AFFECTIVEMENT :
Individualiste, assez peu d’esprit d’équipe. A besoin d’affection, mais pas en public. A besoin de
sécurité. Il faut le laisser jouer seul s’il le souhaite. L’animateur doit beaucoup écouter et parler
avec les enfants.
EN COLLECTIVITÉ :
Esprit de bande. Un leader apparaît. Tout en restant individualiste l’enfant se constitue en groupe
pour se mesurer aux autres dans le groupe. L’animateur est surtout arbitre. Il accepte les règles
que le groupe se donne.


______________________

A partir de quel âge peut-on envoyer un enfant en colonie de vacances ?

Maryse Vaillant : Je dirais qu'à partir de la classe de CP, donc à 6 ans, l'enfant est dans une phase de latence propice à de nouvelles expériences. Il entre dans l'âge de raison et n'est plus dans la relation maternelle exclusive. 

Si son école a organisé une classe verte, il aura déjà fait l'expérience d'une premièreséparation tout en gardant le lien avec sa maîtresse et ses copains : c'est idéal pour le préparer en douceur à la colonie. Pour l'enfant plus jeune, encore en maternelle, un départ me semble un peu prématuré. 

Néanmoins, si une opportunité de séjourse présente en compagnie d'un petit copain ou d'un cousin, et si l'enfant semble prêt, il est intéressant de la saisir. On se limitera dans ce cas à deux jours et une nuit d'absence. A 7 ou 8 ans, on passera à 3 nuits. Les semaines entièressont réservées aux plus grands.

Comment savoir si son enfant est prêt à partir sereinement en colonie de vacances ?

M.V. : Il doit remplir certainesconditions ! La première est d'être habitué à dormir à l'extérieur de chez lui – chez ses grands-parents ou sa marraine par exemple – et de bien le vivre. 

L'enfant pourra aussi plus facilement se représenter et imaginer réellement à quoi rassemble la colonie, s'il a déjà – en dehors de l'école – une expérience de la collectivité, en centre de loisirs par exemple. Les parents pourront alors lui expliquer : “La colonie de vacances, c'est comme le centre aéré sauf que tu dors sur place.” 

Ensuite, il faut tenir compte de la sensibilité de l'enfant, et plus particulièrement de la façon dont il gère les séparations. On le sait, certains enfants sont moins enclins que d'autres à s'ouvrir à l'extérieur

Comment se comporte-t-il dans un milieu qu'il découvre tel qu'un goûter d'anniversaire, une nouvelle classe ou une nouvelle activité ? En clair : est-il prêt à gérer la nouveauté et l'inconnu ? Si c'est le cas, reste aux parents à choisir avec soin la colonie, à se renseigner sur les activités, l'encadrement, la philosophie de l'établissement, et à rencontrer, si possible, l'équipe encadrante.

Quels sont les bénéfices d’une telle expérience pour l’enfant et pour ses parents ?

M.V. : L'enfant va tirer profit du collectif. Il va se socialiser et s'autonomiser, par lui-même, dans le jeu, la solidarité et parfois la confrontation avec les autres. Il va découvrir le sentiment de bande et se sentir libre. Il va grandir hors du regard de ses parents

Pour le père et pour la mère, cet éloignement va être une formidable opportunité de lâcher et de souffler tout en sachant que leur enfant s'épanouit pleinement de son côté.

  


Les commentaires sont fermés.